Grève du SPUL: l’Université Laval souhaite un terrain d’entente

Après deux semaines de négociations intensives n’ayant pas mené à un rapprochement significatif, le conciliateur, qui appuie les parties depuis le 24 janvier, a ajourné ses travaux au 24 mars Après deux semaines de négociations intensives n’ayant pas mené à un rapprochement significatif entre l’Université Laval et le Syndicat des professeurs et professeures de l’Université Laval (SPUL), le conciliateur, qui appuie les parties depuis le 24 janvier, a ajourné ses travaux au 24 mars, afin de leur laisser le temps de réfléchir aux voies de passage possibles.

«Force est de constater qu’un rendez-vous a été manqué, un rendez-vous qui était important pour permettre à nos étudiantes et étudiants de poursuivre leurs études et leurs recherches et pour voir revenir sur le campus nos professeures et professeurs», indique la rectrice de l’Université Laval, Sophie D’Amours.

«C’est malheureux que nous ne soyons pas en mesure de nous rapprocher en tenant compte de manière réaliste des capacités de payer de l’Université Laval, ajoute-t-elle en mentionnant que de toute évidence des compromis sont nécessaires pour trouver des voies de passage concernant les demandes financières. Nous devons nous entendre comme cela a été le cas à l’Université de Sherbrooke et à l’Université du Québec en Outaouais au cours des dernières semaines».

La porte demeure ouverte à la négociation pour trouver un terrain d’entente. La direction espère, pour le bien des étudiantes et des étudiants, que le prochain rendez-vous entre l’Université et le SPUL ne sera pas manqué.

Depuis le début des négociations, des solutions ont été trouvées et jugées acceptables par les deux parties. Les revendications des professeures et professeurs sont bien reçues par la direction universitaire. «Ces solutions sont de vraies réponses à des défis que les membres du corps professoral ont identifiés et que l’Université reconnait. Ceux-ci sont en lien avec la charge de travail, la collégialité, la vulnérabilité de certains collègues, la reconnaissance et bien d’autres sujets», indique le vice-recteur exécutif et vice-recteur aux ressources humaines et aux finances, André Darveau.

Il reste trois enjeux sur la table: les salaires, le plancher d’emploi et la liberté académique, plus spécifiquement l’exercice de celle-ci tout en conservant une cohésion entre le contenu des cours, leurs modalités d’enseignement et les objectifs du programme d’étude.

L’Université Laval et le SPUL ont une responsabilité commune envers la communauté universitaire, et la société en général, et celle-ci impose de déployer des conditions gagnantes soutenant la réussite des étudiantes et étudiants, le développement des connaissances et les services à la collectivité.

Au cours des dernières années, lors de négociations importantes avec ses syndicats représentant des membres de notre communauté, l’Université a fait des travaux significatifs pour adapter ses conventions collectives aux nouvelles réalités des membres et de l’institution. «Nous avons toujours été capables de nous parler et de trouver ensemble des façons d’améliorer les conditions de travail, de préserver la capacité de transformation de notre université et le tout dans le respect de sa capacité de payer. C’est ce que nous souhaitons pour les professeurs et professeures, ainsi que pour toute notre communauté», a précisé Mme D’Amours.

La convention collective est venue à échéance le 1 décembre 2022 et les négociations ont débuté le 1 septembre 2022 conformément à la lettre d’entente signée à cet effet par les parties. Le SPUL a déclenché une grève après seulement huit rencontres de négociation.

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