Une nouvelle chaire pour mieux restaurer les écosystèmes dégradés

Cette nouvelle chaire contribuera à rétablir une relation écologiquement plus saine entre nature et développement

L’Université Laval a annoncé la création de la Chaire de recherche en partenariat en restauration des écosystèmes. Cette chaire aura pour mission de faire progresser les pratiques de restauration des milieux perturbés afin de soutenir la biodiversité, d’en améliorer la résilience et de rétablir une relation écologiquement plus saine entre nature et développement.

La Chaire sera dirigée par Line Rochefort , professeure à la Faculté des sciences de l’agriculture et de l’alimentation de l’Université Laval et pionnière de renommée internationale dans le domaine de la restauration des milieux humides. «Les années 2021-2030 ont été proclamées Décennie de la restauration des écosystèmes par les Nations Unies, afin justement d’encourager l’intensification des efforts pour réparer les perturbations causées par l’humain, a souligné la professeure Rochefort. Les travaux que nous mènerons au sein de cette chaire s’inscrivent parfaitement dans le cadre de cette initiative et contribueront à l’atteinte des objectifs que le Canada s’est fixés sur la scène internationale en matière de préservation de la biodiversité et de rétablissement des fonctions de séquestration du carbone à long terme.»

Les activités de recherche de la Chaire s’orienteront autour de quatre axes:
  • La restauration des tourbières et d’autres milieux humides comme les grands fens des provinces des prairies, les tourbières agricoles et les marécages tourbeux situés dans les écosystèmes cultivés.

  • La restauration de sites nordiques perturbés par l’activité humaine, notamment les mines, les routes d’accès et les bancs d’emprunt, à l’aide de biocroûtes composées de mousses, de lichens et de cyanobactéries.

  • La propagation et la multiplication de plantes indigènes telles que des lichens et des herbacées pour la restauration écologique des tourbières.

  • La propagation et la multiplication de petits fruits nordiques pour la restauration des sites perturbés dans le Nord québécois.



La création de cette chaire est rendue possible grâce à une contribution financière totale de 1,3 M$ sur 5 ans de la part de l’Association canadienne tourbe de sphaigne (Canadian Sphagnum Peat Moss Association, CSPMA) et de ses membres producteurs: Premier Horticulture Ltd, Sun Gro Horticulture Ltd, Les Tourbières Berger ltée, Profile Products LLC, Tourbières Lambert inc., Theriault and Hachey Peat Moss Ltd, ASB Greenworld Ltd, Aurora Peat Products ULC, Yves Malboeuf Custom Work inc., Jiffy Products (NB) Ltd, Juniper Organics Ltd, Hi-Point Industries Ltd et Nirom Peat Moss inc.

«La création de la Chaire de recherche en partenariat en restauration des écosystèmes marque un autre jalon et une étape importante dans la collaboration que l’industrie canadienne de la tourbe horticole a initiée il y a plus de 30 ans avec le milieu universitaire. Cette collaboration est un exemple national et international de leadership et démontre que l’industrie continue d’être à l’avant-garde de la gestion responsable et durable des écosystèmes des tourbières», a déclaré la présidente de la CSPMA, Asha Hingorani.

«La Chaire que nous inaugurons aujourd’hui permettra de faire rayonner tant au pays qu’à l’international l’expertise exceptionnelle de Rochefort et de son équipe interdisciplinaire en matière de restauration d’écosystèmes dégradés. Je remercie chaleureusement les partenaires qui ont rendu possible la création de cette chaire, dont les travaux contribueront au mieux-être des écosystèmes et des populations qui en dépendent», a conclu le vice-recteur adjoint à l’exécutif et à l’administration de l’Université Laval, Jean-François Forgues.